Mercredi 12 août temple du Fival

La Petite Symphonie
Une symphonie de chambre

Programme:
JC Bach: Quintette opus 11 n°1
WA Mozart: concerto pour pianoforte et orchestre en mi bémol Majeur K.449
J. Haydn: Symphonie n° 94 « la surprise » transcription en sextuor par J.P. Salomon
Compositeur éminemment marquant du 18e siècle lui aussi, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) découvre l’oeuvre de son aîné Jean-Sébastien Bach (1685-1750) lorsqu’il assiste en 1789 à Leipzig au concert de l’un des disciples du Kantor. « "Qu’est-ce donc que cela ?" demande alors Mozart... "Ce n’est pas là peu de chose, il y a beaucoup à en apprendre !" Rochlitz, un ami de Goethe, témoin de la scène, raconte que "toute l’âme de Mozart paraissait alors se trouver dans ses oreilles" et qu’il "était plein de joie". Aussitôt le compositeur copie la partition et demande à en découvrir d’autres. »2 Si Mozart ne connaîtra jamais J.-S. Bach en personne, il côtoiera son fils : Jean-Chrétien, qui deviendra à son tour un maître du contrepoint. Mozart chérissait beaucoup le Concerto en mi bémol majeur pour pianoforte, KV 449, datant de l’époque où il redécouvrait l’art de Jean-Sébastien Bach et de ses fils.  Autre compositeur autrichien illustre de cette période, Joseph Haydn (1732-1809), souvent appelé le « père de la symphonie et du quatuor à cordes », a contribué de manière significative au développement de ces formes musicales. Parmi les quelque cent quatre symphonies composées par Haydn, la série des douze symphonies londoniennes représente l'apogée de sa carrière et une renommée populaire, après avoir vécu dans le somptueux château d'Esterházy, au service d'un prince mélomane, à la frontière de la Hongrie et de l'Autriche. Sa Symphonie n° 94, surnommée « La Surprise », est la deuxième de cette série londonienne et comporte classiquement quatre mouvements. Ce surnom lui vient de son mouvement lent, l'Andante, structuré en thème et variations. Le thème débute par une mélodie simple et douce, évoquant une chanson populaire, répétée dans une nuance encore plus piano. Mais soudain... Si certains spectateurs s'étaient assoupis, ils vont sursauter ! Dans les pays germaniques, cette symphonie est également connue sous le surnom de « mit dem Paukenschlag », ce qui signifie « avec le coup de timbale ». 

Marieke Bouche & Julie Friez, violon
Diane Chmela, alto
Emily Robinson, violoncelle
Séverine Rérolle, traverso
Daniel Isoir, pianoforte
La Petite Symphonie est un ensemble symphonique en petit effectif, orchestre de solistes
spécialistes du jeu sur instruments anciens, et tous très heureux de participer au travail collectif
de création et d’interprétation que permet cette formation. Avant tout, La Petite Symphonie est
née d’une envie : transposer l’esprit de la musique de chambre à la pratique de l’orchestre. A un
par partie, sans chef d’orchestre, il suffit d’un premier geste de départ, puis toute la musique se
déroule naturellement, mue par le regard et l’écoute. La sonorité de l’orchestre est aussi enrichie
par la forte présence du pianoforte comme instrument de continuo.
Avec La Petite Symphonie, on revient donc sur une pratique et une sonorité très habituelles
à l’époque, pratique qui permet, grâce à l’énergie commune et l’engagement de chacun, des
interprétations puissantes et vivantes, en gardant la souplesse que permet la musique de chambre.
La Petite Symphonie s’est fait connaitre par son interprétation des concertos pour pianoforte de Mozart, en petite formation, qui ont eu un formidable écho dans la presse spécialisée. 

Extraits de presse:

« A la tête de son ensemble de solistes La Petite Symphonie, le pianofortiste Daniel Isoir se montre un parfait mozartien : joyeux et tendre, énergique et volubile, toujours chantant, toujours content... et parfois grave. L'équilibre entre ce frêle instrument et les cordes (un musicien par pupitre, deux pour les vents) est enfin atteint. C'est en vérité une combinaison inédite, mais personne n'écrase personne, tout le monde dialogue, cela sonne, c'est un régal… »
Le Nouvel Observateur / JACQUES DRILLON / Avril 2012
« (...) C'est réjouissant, pétaradant, d'une vie incroyable (...) Chaque note est présente, sentie, portée par un discours toujours dynamique (...) une gourmandise qui change du ton compassé ou policé si souvent mis aux concertos de Mozart. »
Diapason / ALAIN LOMPECH / Mai 2012
« (...) On doit, au contraire, se préparer à écouter ces œuvres pourtant fort célèbres avec une oreille neuve. En se rapprochant des conditions dans lesquelles ces concertos ont pu être créés, cette jeune équipe en souligne le lyrisme, l'humour et la tendresse portés par une écoute mutuelle, celle de la musique de chambre. Sans forcer la voix, ce Mozart nous parle avec une rare sincérité. »
Les Echos / PHILIPPE VENTURINI / Mai 2012 Les Echos
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